Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 Le Bénin vu par un jeune 

A Propos De Moi !

  • Christophe D. AGBODJI
  • Journaliste, Ecrivain
Auteur de "La chute du mur de Karakachie"
;  "Le changement, l'autre nom de l'impossible"; En préparation: "Je n'étais pas au pays à l'heure du changement"
  • Journaliste, Ecrivain Auteur de "La chute du mur de Karakachie" ; "Le changement, l'autre nom de l'impossible"; En préparation: "Je n'étais pas au pays à l'heure du changement"

Texte Libre

Recherche

13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 13:52

Le-couple-Bolou.JPG Annoncé depuis plusieurs lunes, c’est le dimanche 29 septembre 2013 que les artistes Edwige et Simon BOLOU ont lancé leur 2e album. Ce coffret réalisé en audio et vidéo est intitulé « Protège moi Seigneur ». La cérémonie de lancement a lieu à l’Eglise Evangélique des Assemblées de Dieu, Temple universitaire de Godomey Togoudo sur la voie d’IITA à 300 m environs du carrefour IITA.

 

Simon-Bolou.JPG Dimanche 29 septembre 2013, la cour de l’Eglise Evangélique des Assemblées de Dieu, Temple universitaire de Godomey-Togoudo était trop petite pour receler le monde de curieux venu soutenir les artistes Edwige et Simon Bolou. 15h. Malgré le soleil et la forte chaleur de l’après midi, l’Eglise se remplit. Femmes, hommes et enfants. C’est une vague d’artistes qui introduira les heureux du jour. Entre les applaudissements des uns et les cris des autres, Simon BOLOU apparait. Mc Dam, l’animateur le présente au public avant de le prier de l’écouter. La voix de l’artiste sera très vite inondée par celle du public. Applaudissements, félicitations. Tout était de la partie. C’est au cours de la présentation du deuxième morceau que la foule a immergé le podium. Et pour cause, Edwige, l’autre corde dure du duo est apparue.

   Edwige-Bolou.JPG Accordant sa voix à celle de son époux, cette diva de gospel béninois a fait pleurer plus d’un. Les artistes ont confié qu’à travers cet album, c’est une prière qui est adressée au Seigneur en ces temps devenus durs pour tous. C’est justement pour les accompagner dans cette démarche, que les fidèles de l’Eglise Evangélique des Assemblées de Dieu se sont joints à leur combat. Il faut souligner que cette cérémonie de lancement a eu lieu dans une ambiance bon enfant marquée par des chants d’adoration et de louange à Dieu, le Très Haut. Avec ce deuxième album, le couple BOLOU s’est définitivement hissé sur l’échiquier culturel du Bénin. Il a joué sa participation. Il ne reste plus que celui du public béninois qui doit le soutenir.

Où se procurer l’album ?

Radio Maranatha

Clé de louange

Bethel en face de la radio maranatha

 

Illenicua : carrefour Akonville, calavi

Contact des artistes : 96 449 542 / 95852 247

Partager cet article
Repost0
9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 14:45

gankeke.jpg Serges Zossou, le Coordonateur  du Projet des arts de Scène, des Langues et de l’Oralité a réussi le pari de rééditer cette année le festival Gankéké. Officiellement lancé le vendredi 6 septembre dernier, cet évènement culturel a duré tout le weekend. C’est la maison internationale de la culture de Porto-Novo qui a servi de cadre au lancement de ce rendez-vous culturel. Il aura permis de redonner un nouveau rayonnement à la capitale politique béninoise. L’association ‘’Théâtre d’Afrique’’ aura réussi à travers ce projet de participer à la rééducation d’une société qui s’éloigne, de plus en plus de ses valeurs culturelles. C’est donc à une initiative née du désir de pérennisation des traditions et de l’oralité que les populations de Porto-Novo ont eu droit ce weekend. Plus encore, le festival Gankéké est destiné à sensibiliser les populations sur les valeurs endogènes en voie de perdition. Il répond donc à une nécessité de recourir aux sources afin de ne se pas se perdent dans la mare de mondialisation.

Publié dans le quotidien ''La Diaspora de sabbat'' du lundi 9 sept. 2013

Partager cet article
Repost0
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 08:52

Les artistes musiciens du Bénin sont, une fois encore, frappés par la disparition d'un collègueLe roi Alokpon, de son vrai nom Houndéfo Anatole, un chantre de la musique traditionnelle béninoise s'en est allé. En attendant les hommages qui lui seront rendus dans le cadre de ses obsèques, les observateurs notent déjà de la disparition de cette grande star de la musique béninoise, une perte énorme pour la culture béninoise. Salut l'artiste !

Partager cet article
Repost0
22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 12:35

dino.jpgDino Renaud ADOHOUETO vient de publier Fanta, son premier roman aux éditions Plumes Soleil. C’est un joyau de 128 pages que nous livre l’écrivain béninois. Se revêtant de l’étoffe du témoin de la vie d’un groupe de jeunes filles et garçons, il en raconte la vie. Mais, ne vous faites pas d’illusions, seule leur vie d’écolier et d’étudiant intéresse ici l’auteur.

Dino Renaud ADOHOUETO n’a pas écrit un roman ; il a, plutôt écrit le roman. Dans un espace littéraire où les quelques rares écrivains qui nous restent encore se particularisent par l’écriture d’arlequins ou de diverses histoires d’amour, notre jeune narrateur se démarque de cet élan pour nous replonger dans la nostalgique époque de notre enfance. Il ne le fait pas comme un certain Camara Laye mais il s’intéresse exclusivement à leur vie d’école et d’université ; cette vie faite de craies, d’ardoises et de chiffons ; oui de craies, d’ardoises et de chiffons. C’est cette partie de notre enfance que nous présente l’auteur.

Une œuvre… une histoire

Dans son livre, ADOHOUETO peint la vie d’un groupe d’adolescents. Ils attendaient les résultats de l’examen donnant droit au certificat d’études primaires quand commence son œuvre. C’est Akim qui se fait, à défaut d’être le personnage principal, l’adjuvant atypique d’une aventure exceptionnelle. C’est l’élève parfait ou le citoyen exemplaire. Fils de pauvres, il est bien conscient de la vie qui est la sienne. C’est, d’ailleurs pourquoi, au lieu de se livrer à la vie d’adolescent qui lui convient, il a choisit plutôt une conduite plus responsable. S’adonnant aux divers jobs pendant que les enfants de son âge se livrent aux jeux. Il doit se prendre en charge. C’est encore lui qui aidera Fanta, la personne principale dès qu’elle débarque, bien après la rentrée au Collège d’Assabou. Fanta arrivera, malgré ses lacunes en Français à obtenir ses diplômes avec l’aide d’Akim. Mario, Rékarath, Maxime jouent également dans le livre des rôles qui nous rappellent bien ce passage de notre vie. Leur entrée à l’université Sourou sera le début d’une autre aventure. C’est alors que Dino Renaud ADOHOUETO nous fait entrer dans cet univers sombre de la vie universitaire ; cet univers teinté de combines, de coups bas et de souffrances. Si, certains (Akim surtout) trouvent des astuces pour avancer, d’autres (comme Maxime) n’auront pas cette chance. Fanta résistera bien que mal aux avances de Monsieur Alexandre, l’un de ses professeures. Pourtant, pour rédiger et soutenir son mémoire, il lui faudra encore une fois l’aide d’Akim. Celui-ci se sert de Cassanova pour sortir son amie de ce dilemme. C’est aussi la conduite de Mario qui est exemplaire dans le livre de ADOHOUETO. Fils de riche et certainement gâté, il a, pourtant, malgré sa passion pour les femmes et la belle vie réussi à décrocher ses diplômes.

 

Un style d’écriture à la portée de tout le monde

Dino Renaud ADOHOUETO n’est pas allé par quatre chemins pour nous livrer le fruit de son imagination. Ayant recours à un style de tous les jours, il fait, ainsi de son ouvrage une denrée à la portée de tous les catégories de lecteurs. Nous sommes alors loin d’un certain Victor Hugo ou plus proche de nous d’un Albert Camus ou plus près d’ici encore d’un Olympe Bhêly-Quenum. Il ne donne pas, dans son livre une occasion de rire au lecteur ; presque pas. C’est dans un style ferme et fermé qu’il raconte son histoire comme pour dire au lecteur : « c’est sérieux ce que je te conte ». On le sent, très agité, comme en transe, se pressant de livrer en une vomissure toute son histoire. On constate ainsi que trois (3) pages seulement lui suffisent pour mener ses personnes du début d’une année scolaire à sa fin et déjà à la rentrée d’une nouvelle année scolaire (voir pages 26 à 27). Il s’éloigne totalement de Camara Laye, dont, pourtant L’enfant noir  a des ressemblances avec son Fanta. Le guinéen présente son personnage principal surtout à la maison, dans sa famille. ADOHOUETO lui, le présente plutôt à l’école. D’ailleurs, il ne parle de leur vie familiale que lorsque celle-ci a une incidence ou un rapport avec leur aventure scolaire ou académique. La mort de la sœur de Akim ou la maladie de sa maman le déprime et l’éloigne de Fanta (à l’école); le départ de Fanta au village n’est, pour notre écrivain qu’un détour pour montrer que l’école et l’université ont  fermé leurs portes. C’est donc, dans un état de concentration maximal que l’écrivain est resté jusqu’à la fin de sa narration. En cela, il s’éloigne complètement des écrivains de son temps dont les ouvres sont majoritairement faites d’un ton comique. Ferdinand Oyono (Le vieux nègre et la médaille), Ahmadou Kourouma (Allah n’est pas obligé), Labu Tamsir (La vie et démi), Florent Coua Zotti (L’homme dit fou ; Si la cour du mouton est sale, ce n’est pas au cochon de le dire etc…) ou Alain Mabanckou (Verre cassé) en sont des exemples précis. Non, Dino Renaud ADOHOUTO n’a nullement envie de rigoler. Il faut le suivre, sérieux et attentif tout au long de son ouvrage pour déceler la réalité de la vie de Fanta, l’étudiante noire  et celle de ses amis. Il confisque la parole et se fait le seul témoin de la vie de ses personnes. Ceux-ci subissent, sans trop se plaindre. On ne voit dans toute l’œuvre que deux dialogues. Seulement deux tirets. « J’aimerais voir Fanta, la jeune étudiante qui a nouvellement aménagé ici », « Veuillez entre ». Et c’est tout. C’est un dictateur. Tel un tigre, il se jette sur sa proie et l’expose à qui s’y intéresse. En deux temps, trois mouvements, il commence et termine son roman ; il expose la vie de ses personnages en un seul souffle. Devrions-nous y retenir que la vie elle-même n’est que trop courte ? L’aspect philosophique de l’œuvre nous permet de le dire.

 

Fanta, une œuvre philosophique ?

Fanta est, sans aucun doute un roman philosophique. Il faut reconnaitre qu’il ne l’est pas au même titre que des œuvres comme Candide de Voltaire ou L’étranger d’Albert Camus. Pourtant, c’est un livre philosophique spécifique en son genre. Dans son roman, Dino Renaud ADOHOUETO ne s’est posé aucune question. Nulle part, on y voit un seul point d’interrogation. Toutefois, on dénote à lire le livre que l’histoire elle-même est emprunte de questionnements. D’ailleurs, dès les premières pages du roman, l’auteur jette à la figure du lecteur quelques lignes qui résument sa propre philosophie de la vie : « Même si en apparence, la vie comporte parfois des absurdités, il ne faut jamais baisser les bras. Les difficultés que nous rencontrons dans la vie doivent nous rendre matures ». Telle est la philosophie de Dino Renaud ADOHOUETO, fils d’un riche commerçant originaire du sud est du Bénin qui réussit, tout de même à se faire une place respectable dans le nord du pays, une victoire hors paire. C’est également la philosophie de Akim, le deuxième personnage du livre dont l’histoire est une illustration évidente. Fanta, Mario et le vitrier Yacoubou n’ont-ils pas, eux-aussi bataillé dur ? C’est certain. Et c’est d’ailleurs pourquoi, l’auteur de Fanta affirme à la page 47 du livre que «en Afrique, s’instruire est un privilège ». La petite histoire de Yacoubou, le vitrier semble être le prototype de la conception de la vie par le narrateur. A la page 55, il trouve que « la vie ne vaut rien… ». Seulement, il faut bien savoir que « à un moment ou à un autre de l’existence de chaque être, il arrive des situations où le courage seul ne suffit plus ; il faut alors faire preuve d’audace…. ». Aussi, «chacun a un don qu’il doit mettre à profit…. » (page 59) et « il est bien possible de gagner sa vie honnêtement… ». A la première page du livre, se tient une jeune collégienne devant un tableau noir rempli de mots ; seuls deux de ces mots peuvent être lus intégralement : premier et instar. L’auteur nous enseigne par là, c’est évident qu’il faut marcher sur la trace des grands hommes pour être le meilleur. Homme de foi ; optimiste des jours qui se font rares, Dino ADOHOUETO espère au succès, au bonheur comme fruit de l’endurance de l’homme. C’est certainement pourquoi, il conclut son œuvre par le mot « heureux ». Et c’est d’ailleurs, ce que je lui souhaite : « UNE HEUREUSE CARRIERE D’ECRIVAIN ».

Partager cet article
Repost0
29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 18:45

Gg VickeyLe 20 juin 2013. Telle est la date retenue pour  l’inhumation de l’auteur de la traditionnelle chanson «Vive les mariés», la plus jouée lors des mariages au Bénin, GG Vikey  décédé depuis le15 mai 2013. Selon les informations livrées par le conseil de famille de l’illustre disparu, c’est à Athiémé que la dépouille mortelle de l’artiste sera enterrée. Le programme du déroulement des obsèques n’est pas encore validé.  « L’artiste ne sera pas enterré comme un simple individu », indique-t-on. La construction d’un mausolée digne du nom est envisagée pour le repos éternel de l’artiste.  Il faut rappeler que Gustave Gbénou Vikey de son nom d’artiste GG Vikey  est  passé de vie à trépas  le  15 mai 2013  aux environs de 12h 15 minutes à la clinique Bethel à Abomey-Calavi. Souffrant depuis 2010 de maladies de vieillesse, selon des sources, GG Vikey  aura longtemps  lutté contre la mort.

Ceci sous l’égide du médécin Aurel Alogninkin qui a d’ailleurs constaté le décès de l’artiste. Après son décès, son corps aurait été transféré au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou.  Mentionnons que GG Vikey de son vivant a fait la fierté du Bénin. Né en 1944 à Athiémé au Bénin, Vickey a fait des études de commerce et de comptabilité. Engagé à la fonction publique en juin 1968, cet artiste a occupé d’importants postes de responsabilité dans son pays. Il est un compositeur et interprète Béninois dont l’album le plus connu est «GG Vikey -Le chantre de la négritude et sa guitare africaine». GG Vikey commence à se faire connaître au Bénin dans les années 1960 et c’est avec un titre sorti en 1969 intitulé «Vive les mariés» qu’il obtient la consécration, titre pour lequel il reçoit en 2003 le prix du «Kunde d’or» des mains de la femme du président du Burkina Faso Blaise Compaoré. Deux rues portent son nom, l’une à Cotonou et l’autre à Bopa, sa ville d’origine. L’homme qui a fait danser au son de sa guitare et de sa musique plusieurs générations a pendant trois ans lutté contre la mort.  Qui ne se souvient pas de ses titres à succès ‘’Vive les mariés’’, ‘’la fête du village’’, ‘’La bêtise humaine’’, ‘’L’autre bout du monde’’ etc. Des titres qui, malgré le temps, continuent de marquer l’actualité. Au total, GG Vickey a sorti six fois 45 tours, un disque de 30 tours avec au total une quarantaine de chansons dont certaines sont devenues des classiques. Ce qui lui a valu de parcourir le monde entier.  Il est l’auteur de plusieurs tubes. Il fait partie des rares artistes qui séduisent de par leurs messages. Les titres de ses textes sont, entre autres,  «Président Vikey «, «Vikey au paradis « ,» Que Dieu te bénisse» , « Nostalgie africaine», «Aujourd’hui, je pleure «, « Davi», « Vive l’Afrique», «  La berceuse du Mono», « La fête au village».

 Victorin Fassinou

Partager cet article
Repost0
15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 21:35

Gg_Vickey.jpg Gustave Gbénou Vickey, plus connu sous le sobriquet GG Vickey est monté au « Royaume des Cieux » ce mercredi 15 mai 2013 ; pour souvenir, le mélomane natif de Bopa a fait danser au son de sa guitare et de sa musique plusieurs générations. Depuis près d'une semaine, l'artiste dont le répertoire musical demeure une mine d'inspiration pour la nouvelle génération, était dans le coma.

Il était interné depuis la semaine dernière dans une clinique au Bénin. Qui ne se souvient de ses titres à succès ''Vive les mariés'', ''la fête du village'', ''La bêtise humaine'', ''L'autre bout du monde''. Des titres qui, malgré le temps, continuent de marquer l'actualité. Au total, GG Vickey a sorti six 45 tours, un 30 tours avec au total une quarantaine de chansons dont certaines sont devenues des classiques. Ce qui lui a valu de parcourir le monde entier. Né en 1944 à Athiémé au Bénin, Vickey a fait des études de commerce et de comptabilité. Engagé à la fonction publique en juin 1968, cet artiste a occupé d'importants postes de responsabilité dans son pays. C'est certainement ce que lui vaut la mobilisation des autorités de son pays à son chevet. L’artiste est parti laissant derrière lui un riche héritage culturel.

Partager cet article
Repost0
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 09:46

Miss-Espoir.jpg

L’artiste-chanteuse béninoise, Miss Espoir lève un coin de voile sur sa vie. Que de révélations ! Dans cet entretien exclusif, la vedette parle également de sa carrière. Une carrière qu’elle a aussi embrassée par hasard.

 

L’Evénement Précis : Les Béninois vous connaissaient sous le nom d’artiste « Espoir ». Mais, depuis quelque temps, vous y avez ajouté « Miss ». Comment le justifiez-vous ?

 

Miss Espoir : En réalité, il n’y a pas un code particulier à cela. J’ai ajouté « Miss » juste parce que quand les amis veulent m’appeler, ils disent simplement « Miss » au lieu de dire Espoir. Pour faire le jeu avec eux, j’ai dû donc ajouter Miss à Espoir.

 

Comment Miss Espoir est-elle venue à la musique ?

Je dirai plutôt que la musique est venue à moi et ce, à travers beaucoup de situations, d’événements qui me sont arrivés. (Elle baisse la tête un moment, puis poursuit) : l’histoire est très longue. Je dirai que j’aime bien chanter, voilà.

 

Racontez-nous juste un pan de cette longue histoire

(Elle sourit légèrement et raconte) : Ça a commencé lorsque j’étais à Avrankou, où mes deux grandes sœurs chantaient. L’une était dans une chorale, l’autre à l’école. Un jour, c’est celle qui est à l’école qui est partie me voir pour me demander de venir faire avec elle une interprétation. Alors elle et moi plus une de ses amis, avons commencé. Et comme cela j’ai pris le micro pour la première fois. C’était là, ma toute première expérience.

 

Ça remonte à quelle année ?

Ça fait longtemps. ça fait déjà vingt ans.

 

Vous aviez quel âge en ce moment ?

(Elle me foudroie de regard et répond sèchement) : Je ne peux pas dire mon âge. Je suis désolée. Je n’ai pas envie de donner mon âge.

 

C’était sur quelle scène ?

C’était dans une des salles des fêtes d’Avrankou.

 

En tant qu’élève ?

Oui. En quelque sorte.

 

Comment en quelque sorte ?

En fait, je n’allais plus à l’école. C’est ma grande sœur qui allait à l’école. Donc, je suis partie chanter pour l’école de ma grande sœur.

 

Vous pouvez vous souvenir de la chanson que vous avez chantée pour la première fois ?

C’est du Zouk, mais le titre, je ne m’en souviens pas trop. Et même si je fredonne, ce n’est pas dans notre langue maternelle. Donc, il y aura des difficultés à savoir si ce qu’on chantait est la vraie parole ou pas.

 

Quelle a été l’impression du public en ce moment ?

Il a été content. J’ai même fait tomber mon micro. En tout cas, on s’est bien amusé.

 

Votre sœur aînée est-elle aussi devenue par la suite artiste-chanteuse comme vous ?

Ah non. Elle a laissé tomber et moi j’ai continué.

 

Après cette première expérience, quelle a été la suite ?

Après cette expérience avec ma grande sœur, j’ai découvert la star nationale, « Vivi l’internationale ». J’allais souvent chez elle. Elle chantait devant moi. Elle me poussait à chanter aussi, donc elle m’a aidé un peu vocalement. Après, je suis venue à Cotonou où j’ai découvert le promoteur culturel, André Quenum. Et là c’est une connaissance qui m’a fait rencontrer André et lui m’avait embauché comme sa secrétaire dans le studio. Avant que les artistes ne viennent, je veux dire, ses clients, il teste les micros en me demandant de chanter. Après, il m’a écrit une chanson que j’ai chantée et nous avons enregistré. Par la suite, il m’a donné l’opportunité d’interpréter une de ses chansons, « Mayio », qui m’a fait connaitre.

 

Dites-nous, votre découverte avec André remonte à quelle année ?

C’est dans les années 1999.

 

C’était à Cotonou ?

Oui à Cotonou, précisément à Gbégamey.

 

Vous étiez embauchée comme la secrétaire de feu André. Comment la collaboration s’est-elle passée ?

Au moment où j’étais venue à Cotonou, j’étais sans domicile fixe. Donc, c’était avec un grand cœur qu’André avait engagé une SDF en tant que secrétaire. Je n’ai fait que la dactylographie. Je ne connaissais rien de l’informatique. Et comme il m’avait engagé comme informaticienne, il demandait à son beau-frère de m’aider sur l’ordinateur à me perfectionner. Et les soirs, pour dormir, quand tous les artistes quittent le studio, moi je me couche par terre dans le studio, et le matin je me lave chez ses frères.

 

Qu’est-ce qui vous a pris, en tant que jeune fille de l’époque, de débarquer à Cotonou sans avoir un domicile fixe ?

J’ai compris que chez moi, les parents ne misaient pas trop sur moi. Ils misaient plus sur les autres enfants. Alors que la façon dont je voyais mon avenir, je ne me voyais pas être une femme de ménage, une femme quelconque. Je savais depuis mon enfance que mon nom fera partie des noms de ceux qui vont contribuer au développement de ce pays. Du coup, avec ça, je me suis dit qu’au village, je risque de me taper un cultivateur et avoir dix enfants et même nourrir mon bébé en lui envoyant les seins par derrière. Je ne me voyais pas faire ça. Et aussi en tant qu’handicapée, je ne voulais pas que les gens me regardent avec pitié. Quand ils doivent me voir, qu’ils ne voient pas mon handicap, mais plutôt une femme extraordinaire, une femme qui milite pour son pays. Et j’ai toujours souhaité qu’un jour, qu’un boulevard de mon pays porte mon nom. Donc, il fallait me sauver du village, que je quitte mes parents et que je vienne à Cotonou.

 

Quelle a été la réaction des parents à l’époque ?

Maman n’a rien dit. Je n’étais pas son seul enfant et déjà ce n’était pas évident pour elle de joindre les deux bouts pour nous nourrir. Elle ne s’y était pas opposée.

 

Et papa ?

Papa, lui n’était plus avec nous. Il était dans son monde et nous aussi nous étions dans le nôtre. Son avis ne comptait pas dans ma vie. On n’a jamais partagé un moment où il a vraiment décidé quelque chose pour moi. Et je me suis vraiment vengée avant qu’il ne quitte ce monde.

On peut donc dire que c’est André Quenum qui vous a donné la chance de réussir

 Oui c’est André qui m’a donné ma chance puisque s’il ne m’avait pas donné sa chanson ‘’Kinklinmadjomidoo’’(Ne m’abandonnes pas, s’il te plait), je ne serais pas connue aujourd’hui. Franchement, c’est lui. Ma vraie carrière a commencé après que je l’ai rencontré.

 

En quelle année cet album a-t-il été mis sur le marché ?

J’ai fait le single en 2004 et l’album est sorti en 2005.

 

Par la suite, quelles ont été les autres étapes de votre carrière ?

Après que l’album a été lancé, il y a un morceau qui a attiré le public béninois. C’est ‘’Maman dagbé’’ et cela m’a davantage poussé.

 

Quel était le nom de baptême de cet album ?

‘’Bouger’’.

Après ‘’Bouger’’, Miss Espoir a sorti quoi d’autres ?

Après cet album, trois ou quatre ans après, j’ai sorti ‘’Parfum chocolats’’.

 

Parlez-nous-en

C’était sentimental. Je suis rentrée au studio au moment où je venais de perdre ma maman et je venais d’avoir une grosse déception d’amour. Du coup, je suis rentrée au studio pour survivre, pour ne pas tomber dans la dépression. Parce que c’était deux personnes très importantes qui sortaient de ma vie. Alors, lorsque j’étais rentrée au studio, c’est ce que ça a donné.

 

On vous a même vu pleurer dans cet album ?

Oui, j’ai pleuré dans le morceau ‘’Mes erreurs’’ parce que je dois tourner le clip avec un réalisateur et vous connaissez bien les réalisateurs. Ils poussent les gens à aller au-delà de leurs attentes. Il m’a demandé de pleurer et il s’est arrangé pour que je pleure. Si c’était moi seul qui allais réaliser ce clip, je n’allais jamais pleurer parce qu’on n’est pas obligée de demander pardon à son mari en pleurant. On peut demander pardon à son mari en le séduisant, en faisant des yeux doux. Quand tu demandes pardon à ton homme en pleurant, il ne revient jamais, au contraire, ça lui fait pousser des ailes.

 

Ça fait deux albums déjà. Quelle a été la suite ?

Quand l’album est sorti, le producteur a disparu, alors que c’est lui qui devrait assurer la promotion puisque c’était un contrat que nous avons signé et il avait le plein pouvoir sur l’album. Du coup, ça a fait que je suis restée là à tourner en rond pendant des années.

 

C’était André Quenum ?

Non, ce n’était pas André. En fait, André Quenum ne m’a jamais produit. Il m’a juste laissé sa chanson. Il n’a jamais été mon producteur. Je n’ai pas envie de dire son nom. Sinon les gens qui liront l’interview feront un rapport entre qui ont produit le premier et le deuxième album. Donc, il n’était plus au pays et ça a fait trainer les choses jusqu’en 2010 où j’ai trouvé mon manageur, Cédric. Et quand il est rentré dans ma vie, ma carrière a repris encore de plus belle et j’ai encore commencé par avoir de belles idées. Et depuis 2010, j’ai fait trois singles. Un pour les enfants qui comprennent ce que c’est que la poliomyélite. Un autre single pour rendre hommage aux parents défunts et le troisième pour les couples qui veulent se marier. Ensuite en décembre 2010, je me suis lancée dans mon projet « Cœur d’or « où j’ai décidé d’offrir un concert aux prisonniers. En septembre 2011, juste après les élections, j’ai offert un concert live aux forces armées, à l’état major pour leur dire merci pour avoir œuvré pour la paix. En Novembre, j’ai également offert un concert aux malades mentaux à Jacquot. En décembre, j’ai, par ailleurs, donné un autre concert pour collectionner des vivres aux orphelins. Et en 2012, j’ai fait la deuxième édition de « Cœur d’or » puis je prépare la troisième édition.

 

En gros, vous avez combien d’album à votre compteur ?

J’ai deux albums à mon actif et le troisième est en préparation.

 

Alors, le troisième album est constitué de quoi réellement ?

C’est beaucoup plus le sentimental. Ça parlera beaucoup d’amour, vie de couple.

 

Avec votre permission, nous allons nous intéresser davantage à votre vie privée. Vous aviez précédemment affirmé que vous avez quitté vos parents pour venir à Cotonou sans avoir une idée de là où vous allez dormir. Etait-ce à l’occasion d’une dispute avec eux ?

Je souligne que c’est compte tenu d’un certain nombre d’observations. Tel que je vivais à la maison, personne ne me prenait au sérieux. J’ai vu que mes parents misaient plus sur les autres enfants que sur moi. Si je ne bougeais pas, je vais tout le temps rester là, je vais demeurer l’handicapée à qui on ira toujours acheter du ‘’abobo’’ (du haricot cuit en fongbé). Alors, pour éviter une telle situation, j’ai dit quelque chose à mes aînés : « vous serez là et je serai la première à nourrir et à vêtir notre mère ». Donc, il fallait que je quitte la maison pour atteindre cet objectif. C’était pour moi un défi à relever. Donc, en venant à Cotonou, ma maman avait compris que c’était pour un objectif bien déterminé.

 

Quelles relations aviez-vous pu entretenir avec vos parents alors à l’époque après les avoir quittés ?

 Ça n’a pas changé. J’ai eu la chance d’avoir une maman extraordinaire. Elle n’est pas là pour nous acculer, mais elle nous encourage plutôt dans nos initiatives. Si ce n’est pas que tu as quitté le domicile pour la petite ou la grande délinquance, c’est-à-dire le vol, la prostitution et autres fléaux, si c’est simplement pour aller travailler, elle n’a de problème avec personne, elle t’encourage. Et moi aussi, de mon côté, j’ai toujours lutté pour qu’elle se rende à l’évidence de la qualité d’enfant qu’elle a. Enfin, ça s’est très bien passé. C’était ma confidente, ma meilleure amie. C’est vrai qu’il arrive qu’on passe parfois des moments de troubles. J’étais, d’ailleurs, l’enfant qu’elle a le plus frappé parmi ses enfants. Mais, cela n’a rien détruit. C’était ma moitié, ma maman.

 

Combien de frères et sœurs avez-vous ?

 Je suis née dans une famille polygame. Du côté de papa, j’ai seize (16) frères et sœurs et du côté de maman j’en ai six (06).

 

Vous, vous occupez quelle position dans ce beau monde-là ?

(Elle me regarde un moment avec un air attristé puis répond) : Mon frère, c’est compliqué. Je ne veux pas rentrer dans cette histoire là. Je sais que je fais partie des enfants de mon papa Yaovi Ahamada et de ma maman Joséphine Noukpo.

 

Après le décès de votre maman, quelles sont vos relations avec vos autres frères et sœurs ?

 Du côté de maman, je suis très attachée à ma grande sœur et également à mes trois jeunes frères.

 

A vous écouter, on a la nette impression que vous êtes une femme émotive. Parlez-nous de cette déception qui vous a si tant marqué.

La déception est venue le jour où ma maman m’annonçait qu’elle est atteinte d’un cancer de poumon et que je n’ai pu rien faire et qu’elle soit partie. C’est donc après le décès de ma mère que je suis devenue très émotive. Je ne supporte pas qu’elle ne soit plus parmi nous.

 

Que dites-vous alors de vos déceptions amoureuses ?

(Elle me fixe et marque sa gène par rapport à ma curiosité avant de répondre sèchement) : Non, pourquoi veux-tu que je parle de ma déception amoureuse ?

 

C’est parce que c’est aussi intéressant.

Tout ce que je peux dire, c’est que ma déception amoureuse est arrivée parce que j’ai perdu ma maman. Si elle était encore là, personne ne pouvait me décevoir. Car, j’avais tout son amour. Mais, comme ça n’arrive pas qu’aux autres, ça m’est arrivé et voilà. Je me réserve de rentrer dans les détails.

 

Alors quelle est aujourd’hui la situation matrimoniale de Miss Espoir ?

Depuis un bon moment, je vois quelqu’un. Et c’est la relation la plus compliquée que je n’ai jamais eu de toute ma vie. Mais j’aime tellement cet homme, je suis tellement attachée à lui que je ne sais pas où on va, mais bon… rien de ce qui se passe ne me plait. Mais mon cœur bat toujours pour lui et je lui dois amour, respect et fidélité.

 

Vivez-vous ensemble ?

Je dirai oui, mais entre guillemets.

 

Est-ce que c’est parce que vous êtes artiste que les choses sont si compliquées comme vous le dites ?

Non, ça n’a rien à voir avec ma carrière, même si parfois, il me signale qu’il y a aussi cet aspect des choses. Je ne veux pas rentrer dans les détails. Je vous dis que je suis dans une relation super compliquée et que malgré tout ce qui se passe, je n’arrive pas à le quitter.

 

Qu’est-ce qui vous a négativement marqué dans votre vie ?

Je répondrai que c’est la mort de ma mère.

 

On vous entend très peu parler de votre père. Quel problème y a-t-il entre vous ?

C’est un homme extraordinaire. Mais, je n’ai jamais vécu avec lui. Au moment où j’étais malade, je ne l’ai jamais vu à mon chevet. La personne avec qui j’ai partagé mes plus grands moments, c’est ma mère. On n’a pas eu un problème particulier. Mon papa, c’est l’homme de ma vie et j’ai eu à le lui signifier avant sa mort. Mais, j’ai eu plus de beaux souvenirs avec ma maman qu’avec lui.

 

Depuis quand est-il mort?

Depuis 2002. Il était l’ancien gardien de but de l’équipe de football « Les Dragons de l’Ouémé ». C’est un homme connu.

 

Alors qu’est-ce qui vous a positivement marqué ?

Ce qui me permet de tenir le coup actuellement, c’est quand je vois le sourire de ces malades mentaux, prisonniers et orphelins. A chaque fois, je vais à leur rencontre pour leur offrir des concerts. Ça me permet de garder le cap même quand je suis déprimée.

 

Beaucoup de femmes trouvent que vous vous habillez toujours de façon séduisante. Des secrets à partager avec elles ?

A vrai dire, je ne sais pas quoi répondre. Je n’ai rien pour et je ne fait rien pour. Pour mon homme, je suis la femme la plus sauvage. Quand vous lui posez la question, c’est ce qu’il va vous répondre. Je ne fais rien exprès pour séduire. Je suis comme cela, je suis spontanée. Je suis prête à casser la bouteille sur ta tête si on m’énerve. De la même façon, je suis prête à te prendre dans mes bras, à te cajoler, te faire des bisous si tu as pété un câble. Ce que je fais, c’est que je me lave, je prends soin de mes parties intimes et je brosse les dents tous les matins comme tout le monde.

 

Avez-vous souvent les appréciations de votre amoureux ?

 Il est très dingue de moi. C’est pourquoi malgré tout ce qui se passe, il est encore là. Il fait tout pour que je garde tout le temps mon sourire et c’est surtout mon côté spontané qu’il aime.

 

Depuis quand vous avez commencé par vivre cet amour qui vous passionne tant ?

Cette relation a déjà duré trois (03) ans quelques mois.

 

Avez-vous encore des projets d’avoir d’enfants ?

J’en rêve. Si mon histoire n’était pas compliquée avec lui, j’ai tellement envie de lui faire un bébé. J’ai envie de porter son bébé dans mon ventre. Mais, notre histoire est tellement compliquée que je n’ai pas envie de souffrir de nouveau. Mais je l’aime trop. Je ferai n’importe quoi pour lui donner un bébé.

 

Est-il un aussi un artiste ?

Non, il n’est pas du domaine.

 

Et comment la rencontre a-t-elle été faite ?

C’était mon meilleur ami. Trois ans à peu près, il m’a regardé comme jamais il ne m’avait auparavant regardée. C’est de là que j’ai déduit qu’il y a du nouveau. J’ai compris qu’il était amoureux. Il a pris ma main et ce n’était pas comme avant. Il m’a déclaré son amour et je l’ai embrassé et mutuellement il m’a également embrassé comme on ne me l’a jamais fait.

 

Après le décès de votre amie Zouley, on vous a vu exprimer un certain ressentiment, un certain dégoût de la vie ?

(Elle affiche son étonnement et répond sans détour) : Dégoutée de la vie ? Ah non, je n’ai jamais été dégoûtée de la vie. Je suis plutôt dégoutée par le comportement de certains artistes. Je trouve que dans notre milieu, chacun est dans son coin en fait. Si on était vraiment unis, elle n’allait pas mourir toute seule et c’est trois jours après qu’on découvrira son corps. On est individuel et j’en suis dégoûtée.

 

Mais, vous avez quand même exprimé un ressentiment où vous auriez même dit que vous pourriez suivre ses traces ?

Nous avons donc l’assurance que Miss Espoir aime la vie ?

Je n’aime pas la vie mais je fais avec la vie. Je suis déjà née, j’ai, comme tout le monde, des envies, des projets donc la lutte continue.

 

Que dites-vous en conclusion ?

J’ai tellement envie de rencontrer certaines personnalités du pays, je ne veux pas citer de noms, je suis désolée. Je crois qu’elles se reconnaîtront à travers cette interview. Quand elles l’auront lue, qu’elles essayent de m’appeler pour savoir si c’est d’elles qu’il s’agit parce que lorsqu’on les voit, on a l’impression qu’elles ne sont pas heureuses. Donc, j’ai envie d’aller les voir pour les égayer, ne serait-ce qu’à travers un gala, pour leur dire que je les aime, histoire d’adoucir un peu leurs douleurs.

Un Entretien réalisé par Donatien GBAGUIDI

Partager cet article
Repost0
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 08:36

apouke.jpgUne chambre à coucher sans fenêtre et porte, un bois de teck servant de porte-linges, des habits à même le sol. Un cadre malsain qu’on pourrait prendre pour une porcherie. C’est bel et bien la maison où habite actuellement Merveille Zinsou alias Yémadja Le Messager, l’ex-membre du groupe Apouké. Sorti du Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu, il y a quelques semaines, l’artiste chanteur n’a pas caché son indignation quant aux conditions dans lesquelles il vit. 

Poussant notre curiosité nous nous sommes rendus à son domicile mardi 23 avril 2013. Désolation….Le cadre est réellement répugnant. En tout cas, il n’est pas propice à une personne en pleine convalescence, comme Yémadja surtout quelqu’un comme lui qui a bénéficié d’une aide du gouvernement. Comment l’argent a-t-il été alors géré ? Après le constat, voici l’interview qu’il nous a accordée.

 

Votre journal : Comment te portes-tu actuellement ?

Merveille : Je ne peux pas dire exactement que ça va mieux. Mais je ne suis plus alité. J’ai quitté le Cnhu depuis quelques semaines.

 

De quoi souffres-tu réellement ?

Moi-même je ne peux pas dire de quoi il s’agit. Je suis tout le temps fatigué. Certains disent que c’est une anémie et d’autres pensent que c’est la fumée qui me rend malade.

 

Quels sont les soins qu’on t’a administrés ?

J’ai reçu assez de perfusion. On m’a administré beaucoup de flacon de sérum.

 

Combien de jours as-tu fait au Cnhu ?

Deux mois et quelques jours.

 

Tu as certainement un message pour le peuple béninois…

Je voudrais que les gens me soutiennent pour que je sois complètement guériMon intention, c’est de me remettre totalement. Dès que je serai complètement guéri, je servirai encore mes fans.

 

Mais le gouvernement t’a apporté de l’aide !

Je n’ai rien reçu de ce qu’on m’a donné. C’est ma mère qui a tout géré.

Au Cnhu, on a dû payer les frais d’hospitalisation et de soins.

 

C’est peut-être avec ça qu’elle t’a soigné.

Je ne suis pas un gamin, je sais observer. Si on me fait du bien, je dois être reconnaissant. Mais je vous dis que je ne sais pas comment l’argent a été géré. Quand même, c’est Apouké !

 

Es-tu toujours adeptes de la divinité Mami ?

Oui toujours.

 

Donc, tu contredis ceux qui disent que la divinité est à la base de tous tes malheurs.

Si c’est elle, je le saurai un jour et je prendrai mes dispositions.

 

Mais qu’est-ce qui te motive à continuer ?

Moi je suis Zinsou, ma mère est de Souza. On n’humilie pas ces familles. Je finirai par rendre visible certaines choses.

 

Es-tu toujours ensemble avec Fikira et Donkoussou ?

Chacun a pris son chemin mais nous sommes toujours dans le même cercle.

 

Veux-tu dire qu’ils sont toujours adepte de la divinité Mamiwata ?

Je sais qu’ils sont toujours adeptes de la science parce que Mami, c’est la science.

 

On a appris entre temps que tu parcours de longues distances à pieds. Ce qui a fait dire à certains que tu as perdu la raison. Qu’en dis-tu ?

Sourire…Qui vous a dit ça ? Ma marche ne fait pas plus que 200 mètres.

 

On a pensé que tu es devenu fou.

C’est quand on est touché par la folie que les mélodies viennent. Les grands chanteurs comme Bob Marley ont vécu aussi la folie à leur manière. C’est quand on est touché par la folie qu’on rédige de bons textes.

 

L’autre information répandue est que tu aurais signé un pacte avec une divinité au début de ta carrière. Est-ce vrai ?

J’étais en liaison avec une divinité depuis ma naissance. A part ça, j’ai fait entre temps, ce qu’on appelle « Kpagbé à Lomé » ; une promesse à une grande divinité.

 

C’était pour avoir quoi ?

Je voulais bien chanter, avoir la popularité et une vie paisible.

 

Quelle promesse avais-tu fait ?

Je devrai donner au moins 10 bœufs.

 

Et tu en as déjà remis combien ?

Aucun jusqu’à présent, rien. Même pas un seul.

 

Ne penses-tu pas que c’est ça qui est à la base de tout ce qui t’arrive ?

Oui je le sais.

 

Mais qu’attends-tu pour tenir alors ta promesse afin d’avoir la paix ?

Je le ferai avec le temps.

 

C’est un chapelet que je vois à ton cou ?

Oui. Les plus grands féticheurs ont toujours la croix de Jésus mais cela n’empêche pas que chacun ait son guide. Le mien, c’est toujours le Mami.

 

Un dernier mot ?

Je dors dans une chambre sans porte et fenêtre exposé au soleil, au vent et à la pluie. On peut m’attaquer à tout moment surtout au milieu de la nuit. Je demande alors qu’on me sorte de cette situation. Je demande à tous ceux qui me connaissent et qui savent que je suis dans un pétrin, de m’aider. Si j’avais pu entrer en possession de l’aide que le ministère m’a apportée, je me serais bien organisé que je n’habiterais pas ce taudis. Je veux revenir à la musique pour mes fans parce que j’ai beaucoup de compositions. Je remercie tous ceux qui m’ont porté une aide et sollicite la générosité d’autres personnes. Il faut que je sois guéri.

Partager cet article
Repost0
4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 21:22

Djimon-houssou.jpg Djimon Hounsou et Kimora Lee Simmons se séparent. L’attaché de presse de l’acteur de 48 ans confirme la mauvaise nouvelle dans un communiqué adressé au magazine américain People : "Djimon Hounsou et Kimora Lee Simmons se sont officiellement séparés après cinq ans et demi d’amour. Bien qu’ils n’aient jamais été mariés, ils sont les parents d’un enfant, Kenzo Lee Hounsou, qui a 3 ans et demi." L’acteur - vu dans Amistad, Blood Diamond ou encore Gladiator - a rencontré Kimora Lee Simmons en 2007 alors qu’elle venait de se séparer de Russell Simmons, l’un des fondateurs du label hip-hop Def Jam RecordsAvec Russell Simmons, la jeune femme de 37 ans a eu deux enfants : Ming, 12 ans, et Aoki, 10 ans. Évoquant sa relation avec Djimon Hounsou, Kimora avait l’habitude de dire qu’ils étaient "en quelque sorte fiancés".

Mercredi 21 novembre, sur le réseau Twitter, Kimora Lee Simmons - aujourd’hui présidente de la marque JustFab - confirmait la séparation : "Quelques rumeurs blessantes circulent. La vérité, c’est que Djimon et moi sommes séparés depuis quelque temps. Mais nous restons amis, des parents heureux d’élever ensemble une famille. Il y a beaucoup dont nous pouvons être reconnaissant."

Djimon Hounsou vient de boucler le tournage du Septième fils. Attendu en octobre 2013, ce film d’aventure et d’heroic fantasy, situé au XVIIIe siècle, réunit Jeff Bridges, Julianne Moore et le jeune Kit Harington, révélé par la série star Game of Thrones.

Source : purepeople.com

Partager cet article
Repost0
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 12:55

Kora-2012-logo.jpg  Les enfants du président de l’Assemblée nationale ont, de bonnes sources, refus  de joindre papa pour le réveillon à Ferké, préférant Chris Brown et Rihanna, comme ceux de la plus part des enfants de leur temps et génération.

Des fans en colère contre Rihanna

A la surprise générale, Rihanna était du voyage d’Abidjan avec Chris Brown. Des fans venus à l’hôtel Ivoire pour rencontrer leur idole ont vite déchanté devant son indifférence. «Elle n’est pas gentille Rihanna ! Même pas un sourire pour nous», lançait certains fans quand d’autres promettaient d’effacer la chanteuse de leur ‘’playlist’’ (ndlr ; répertoire).

 

La garde rapprochée de Chris Brown impressionnante

Impossible d’approcher Chris Brown. Ses ‘’bodyguards’’ (gardes du corps) lançaient au passage des ‘’move ! move !’’ (ndlr : poussez-vous) aux personnes qui voulaient s’approcher de la star. Chris Brown prend les escaliers du sous-sol. Alors que des fans présents dans le hall de l’Hôtel Ivoire attendaient le passage de la star, il est soudainement apparu sans attirer l’attention. Selon des indiscrétions, Chris Brown serait passé par le sous-sol après avoir emprunté les escaliers pour éviter les fans.

 

Difficile de photographier Rihanna

Descendue dans les jardins de l’Hôtel Ivoire pour prendre de l’air, toutes les personnes qui s’approchaient de Rihanna dans l’intention de la photographier recevaient des mises en garde des éléments de la Police nationale commis pour sa surveillance.

Cinq (5) ministres ont assisté aux Kora Awards

 

Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, parrain de la cérémonie avait ses côtés le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman. Ils étaient accompagnés des ministres Adama Toungara, Gnénéma Coulibaly et Kandia Camara. La tâche leur a été confiée pour dévoiler le nom des lauréats.

Maurice Bandaman promet le paiement des droits d’auteur

Le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandama a promis lors du gala de payer les droits d’auteur des artistes. Cette question avait soulevé une polémique durant les préparatifs de la soirée.

DJ Arafat sur le toit de l’Afrique

Déjà nominé meilleur artiste masculin de l’Afrique de l’Ouest, DJ Arafat s’est vu décerner le prix du meilleur artiste d’Afrique. Le fils du défunt Wompi (Houon Pierre) a dédié ce trophée à son père.

 

La Côte d’Ivoire et le Benin, gagnants des Kora Awards 2012

Avec trois (3) prix chacun, la Côte d’Ivoire et le Benin sont les gagnants de l’édition 2012 avec les prix de meilleur artiste de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique pour DJ Arafat. Le Ivoiriens Magic System ont été désignés également meilleur groupe africain. Quant au Benin, avec Séssimé, le meilleur espoir féminin, Yvan dans la catégorie religieuse masculine et les Frères Guedehoungue, pour le meilleur groupe traditionnel.

 

Didier Drogba, invité surprise aux Kora

A peine, il a mis les pieds dans la salle du Palais des Congrès que le capitaine des Eléphants a été invité sur la scène pour annoncer des lauréats. C’est tout confus qu’il a accepté l’invitation en bafouillant un peu au départ.

 

Le prix de la Diaspora féminine pour les Etats-Unis n’a pas été décerné

Après que le ministre Adama Toungara a annoncé les nominés pour cette catégorie, c’est en vain qu’il a attendu le parchemin du lauréat de même que les spectateurs et téléspectateurs.

 

Sega El fait pleurer la salle

Originaire de la Réunion, l’artiste lauréate de la catégorie Diaspora féminine Caraïbes-Europe, a partagé beaucoup d’émotions quand elle a raconté toutes les difficultés qu’elle rencontre dans son pays pour la promotion de son art. Ce témoignage a arraché des larmes à certaines personnes présentes.

 

Patience Dabany quitte Abidjan après le report de samedi

La Mama était à Abidjan le vendredi pour prendre part à la soirée gala des Kora All Africa Music Awards, initialement prévue le samedi 29 décembre. Après le report le samedi, Patience Dabany a abrégé son séjour sur les bords de la lagune Ebrié. Comme elle, d’autres invités sont repartis. Ce qui explique l’absence de certains artistes lors de la cérémonie de remise de prix.

Partager cet article
Repost0